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Le Guide technique
du joueur de Diplomacy
Divers
 

Auteur : voir ci-dessous
Traducteur : Vincent Cubaynes
Mise en page : Ernst Niedermoser

 
 
 
Par Kristie Black, Thaddeus Black (ed.), Brandon Clarke, Bob Dengler, Bogdan Florescu, Cait Glasson, Manus Hand, David Lawler, Gary Pennington, Ray Setzer, Simon Szykman, Tarzan et Sandy Wible, Octobre 1998.

Le guide technique du joueur de Diplomacy appartient au domaine public (la traduction française aussi, bien entendu).

Diplomacy est une marque de Avalon Hill Game Company (copyright 1976 by Avalon Hill).
Avalon Hill appartient à Hasbro [http://www.hasbro.com/].
 
 
Introduction
 
iplomacy mérite d'avoir des règles comme en a le jeu des échecs : des règles qui soient propres, claires, consistantes, compréhensibles, conventionnelles, concrètes, concises, complètes, détaillées, définitives, jouables, sans ambiguïté, standardisées, traditionnelles, élégantes, fermes, précises et logiques. Ce guide, complémentaire du livret de règles de Diplomacy, établit un tel corpus de règles.

Sur certains points techniques, ce guide remplace le texte des règles originales. Lisez attentivement, notamment les chapitres I et II.

Ce guide comprend quatorze chapitres, à la manière des quatorze chapitres des livrets de règles de Games Research's 1971 et d'Avalon Hill 1976 et 1982. Cependant, quels que soient l'édition ou la langue, toute édition officielle de 1971 ou au-delà conviendra. Une fois que vous aurez lu les règles et ce guide, vous comprendrez alors le fonctionnement de Diplomacy dans sa forme la plus standardisée. Et ceci, quel que soit le livret de règles que vous possédez.

Ce guide ne définit pourtant pas à lui seul Diplomacy. Il est destiné aux joueurs qui ont déjà lu et compris le livret de règles inclus dans la boîte du jeu. Le livret est nécessaire. Si vous ne l'avez pas, eh bien, Diplomacy étant le meilleur des jeux de plateau, allez au magasin, achetez une boîte, déballez-la, apprenez les règles, lisez ce guide, rassemblez six robustes adversaires, levez une armée et partez à la guerre. Bonne chance au combat, guerrier !
 
 
I. Joueur et Pays
 
ept joueurs pour le jeu standard et une huitième personne, l'arbitre.

Au début de la partie, chaque joueur soumet à l'arbitre une liste secrète oû les sept puissances sont rangées par ordre de préférence. On peut mettre sur un pied d'égalité plusieurs puissances, par exemple : France, [Allemagne, Italie ou Autriche], [Angleterre ou Russie], Turquie. Un joueur peut choisir d'inscrire moins de sept puissances, ou même aucune. Enfin, il peut aussi demander un tirage au sort (ce qui est différent que de ne rien écrire).

L'arbitre prend secrètement connaissance des listes. Pour les joueurs qui ont demandé un tirage au sort, l'arbitre leur attribue de suite une puissance au hasard. Ensuite, l'arbitre prend les autres listes une par une et aléatoirement, et affecte à chacun la puissance disponible la mieux placée dans la liste. En cas d'égalité dans la liste, l'arbitre choisit au hasard. Dans l'exemple ci-dessus, si la France, l'Italie et la Russie ont déjà été attribuée, alors l'arbitre donnera soit l'Autriche, soit l'Allemagne. Si la liste ne contient aucune puissance disponible, alors elle est mise de côté. À la fin, l'arbitre attribue au hasard des puissances aux listes mises de côté.

Contrairement aux ordres, l'arbitre ne révèle rien de ces listes ; il rapporte uniquement quelles sont les puissances attribuées à chacun.

Évidemment, s'il n'y a pas d'arbitre, le dépouillement des listes se fait au grand jour.

Dans les tournois, on peut employer une autre méthode pour l'attribution des pays.
 
 
II. Conditions de Victoire
 

es joueurs peuvent être d'accord pour arrêter la partie quand et comment ils le jugent convenable. De tels accords ne sont pas couverts par ce guide, aussi nous n'en parlerons pas ici. Ce chapitre traite des conditions de victoire édictée par les règles.

Un joueur gagne quand son pays contrôle le nombre requis d'arsenaux. Seuls les arsenaux comptent et non les unités militaires.

Il y a partie nulle si en sept ans aucun arsenal n'a été conquis, ou si en trente-cinq ans il n'y a pas eu de vainqueur. Tous les joueurs ayant encore un ou des arsenaux sont à égalité.

En tournoi, ces règles peuvent être différentes.

Lorsque le jeu s'arrête du fait des règles (et non de la décision des joueurs), que ce soit une victoire ou un nul, la dernière année laisse de côtés les ajustements finaux (renforts). Les arsenaux sont capturés, comme d'habitude, et le jeu s'arrête là ; personne n'écrit des ordres d'ajustement dans cette dernière année.

Si vous souhaitez comparer plusieurs parties, voici un exemple (parmi d'autres) de comptabilité :

Résultats
Victoire  
Nul à 2  
Nul à 3  
Nul à 4  
Nul à 5  
Nul à 6  
Défaite  

Points
 +360
 +150
  +80
  +45
  +24
  +10
   -60

 
 
III. Parties Courtes
 
l n'y a pas de partie courtes dans le jeu standard de Diplomacy.
 
 
IV. Diplomatie
 
e guide ne couvre pas la partie diplomatique de Diplomacy.
 
 
V. Arsenaux
 
es arsenaux de départ (ceux qui sont à l'intérieur des frontières des grandes puissances) sont ceux que contrôlent les joueurs en début de partie. Les autres arsenaux ne sont pas des arsenaux de départ.

Ceci est définitif et qu'elle que soit l'évolution de la partie, les arsenaux de départ de chacun sont immuables.
 
 
VI. La Carte et le Matériel
 
es règles du jeu ne sont pas dictées par le nombre de pions inclus dans la boîte. Rien n'interdit par exemple à l'Autriche d'avoir dix-sept armées à un moment de la partie.

Soixante-seize étendues divisent la carte. Contrairement à un échiquier, oû les cases peuvent se toucher en un seul point (diagonales), toutes les étendues se rencontrent le long de lignes. L'Islande, l'Irlande, la Sicile, Chypre, la Mer Caspienne et tous les autres lieux non mentionnés sur la carte ne sont pas des étendues et ne font pas partie du jeu.

La Suisse est infranchissable et reste en dehors du jeu. Les soixante-quinze autres étendues sont de deux sortes : les provinces et les étendues d'eau.

La Bulgarie, l'Espagne et St-Petersbourg ont chacune deux côtes. Une flotte naviguant le long d'une côte ne peut pas aller directement naviguer sur l'autre côte. La flotte ne peut se rendre que dans une étendue adjacente à la côte quelle occupe.

Si une flotte navigue sur l'une des côtes d'une telle province, alors elle doit mentionner dans les ordres de quelle côte il s'agit.

Une flotte située à côté d'une province à deux côtes peut soutenir une action dans la province, y compris sur la côte la plus éloignée ! (Le contraire n'est cependant pas vrai : une flotte située dans une province à deux côtes ne peut pas soutenir une action au-delà de la côte éloignée, puisque l'action se déroule dans une étendue à laquelle elle n'a pas accès.)

Une flotte située dans une province à deux côtes occupe la province entière, comme le ferait une armée. C'est l'étendue qui importe et non les côtes. Même la situation suivante déboucherait sur un statu quo (stand-off) : Flotte anglaise va de Portugal à Espagne (cn), et Flotte française va d'Espagne (cs) à Portugal.

Naturellement, les armées ignorent les côtes.

La Suède, le Danemark, Kiel et Constantinople n'ont qu'une seule côte. Une flotte qui entre par un côté peut ressortir ultérieurement par l'autre côté. Cependant, des flottes situées dans ces provinces (de même que dans les autres provinces terrestres) ne peuvent pas convoyer.

Certains lieux de la carte induisent parfois de la confusion chez les joueurs ; parlons-en brièvement. L'Atlantique Moyen est attenant, entre autres, à l'Afrique du Nord, à la Méditerranée Occidentale et aux deux côtes espagnoles. La Norvège est attenante à St-Petersbourg. Kiel est attenant à la Mer Baltique. Le Danemark, peut-être le plus confus de tous, est attenant à la Suède et à Kiel ; une armée au Danemark peut avancer vers ces deux territoires. Le Danemark est aussi attenant à la Baie d'Heligoland, à la Mer du Nord, au Skaggerak et à la Mer Baltique. Le Danemark n'est pas attenant à Berlin. L'Espagne n'est pas attenante à l'Afrique du Nord. La Finlande n'est pas attenante à la Livonie. Le Golfe de Botnie est la seule étendue d'eau attenante à la Mer Baltique. La Mer Noire n'est attenante à aucune étendue d'eau mais uniquement à des provinces terrestres. Constantinople est attenant à trois provinces terrestres ; une armée à Constantinople peut se rendre dans n'importe laquelle des trois.
 
 
VII. Ordres de Mouvement et Rédaction des Ordres
 

ne unité ne peut être affectée qu'à une seule tâche à chaque tour.
Une armée peut :

- se maintenir (se défendre)
- se déplacer (directement)
- se déplacer par convoi
- soutenir un maintien
- soutenir un déplacement
Une flotte peut :

- se maintenir (se défendre)
- se déplacer (directement)
- convoyer
- soutenir un maintien
- soutenir un déplacement

Pour un ordre de maintien, seule l'unité est mentionnée.
Exemple : Armée Galicie se maintient ; Flotte Bulgarie (cs) se maintient.

Les mots “se déplacer” et “attaquer” signifie la même chose à Diplomacy.

Un ordre de mouvement (direct) mentionne l'unité concernée et la destination. S'il s'agit d'une destination avec deux côtes alors il faut indiquer la côte visée (si la côte n'est pas mentionnée tandis que les deux côtes sont accessibles, alors l'ordre est illégal).
Exemples de mouvements directs : Armée Galicie vers Silésie ; Flotte Atlantique Moyen vers Espagne (cs).

Une unité ne peut tenter de se déplacer directement que vers une étendue attenante. Quoique certaines étendues puissent être interdites ; par exemple, Armée Berlin ne peut pas se déplacer en Mer Baltique. Le livret de règles explique cela clairement, aussi nous ne nous étendrons pas plus là dessus.

Un ordre de mouvement illégal, direct ou par convoi, est un ordre de maintien, si ce n'est qu'une unité dans cette situation ne peut pas être soutenue dans son maintien.
Exemples : Armée Tyrol vers Suisse ; Armée Bohême vers Bourgogne ; Flotte Toscane vers Venise ; Armée Berlin vers Mer Baltique. Par contre, rien n'empêche un joueur de donner intentionnellement un ordre illégal à une unité pour être certain que personne ne la soutiendra dans son maintien.

Aucune unité ne peut se déplacer vers l'étendue qu'elle occupe déjà, que ce soit directement ou par convoi.

Le chapitre XII traite de l'ordre de mouvement par convoi et de l'ordre de convoi. Le chapitre IX traite des deux types de soutien.

 
 
VIII. Conflits
 

e chapitre expose de manière ordonnée la résolution d'ordres conflictuels. La procédure est détaillée, laborieuse, complète et correcte. Bien qu'il ne soit pas toujours nécessaire de suivre l'intégralité de la procédure, il n'en reste pas moins que celle-ci est complète et correcte et qu'elle ne peut pas induire en erreur. Employez-la au besoin.

Le lecteur voudra bien relire les règles et prendre connaissance des chapitres VII, XII et IX de se guide avant de se lancer pour la première fois dans la lecture de ce difficile chapitre VIII. Le plus facile pour la compréhension est alors d'accéder à la procédure détaillée indirectement, à la manière du plan suivant : le sommaire (ci-dessous) ; la note précédant le Point 1 ; le Point 4 ; la note précédant le Point 14 ; la note précédant le Point 15 ; le Point 18 ; le Point 19 (le plus important) ; le Point 20 ; l'exemple qui lui succède ; le Point 3 ; la note précédant le Point 15 (encore) ; le Point 15 ; le Point 16 ; le Point 17 ; les exemples qui lui succèdent ; la note précédant le Point 14 (encore) ; la note précédant le Point 1 (encore) ; le Point 2 ; la note précédant le Point 5 ; le Point 6 ; le Point 7 ; le Point 8.
Après avoir pris connaissance de ces parties importantes dans l'ordre recommandé, le lecteur aura plus de facilité à lire la procédure dans son intégralité, du début à la fin.

Ce chapitre est vraiment long et dense, mais fournit de nombreux exemples utiles et instructifs. Le lecteur devrait reproduire ces exemples au fur et à mesure sur son plateau de jeu afin de faciliter sa compréhension des passages les plus délicats. Cela n'est que suggéré mais ne pas le faire serait sans doute peu sage.

Le lecteur bien préparé n'a pas à s'inquiéter de la longueur de ce chapitre. Une grande partie du texte est consacrée aux exemples. De plus, si certains points (4, 18, 19) sont fréquemment sollicités en cours de jeu, bien d'autres (1, 5, 9 à 14) concernent des cas rares et, quoique'intéressants théoriquement, n'ont pas à être nécessairement appris. Certains apprendront l'intégralité de la procédure (notamment l'arbitre expérimenté), les curieux exploreront l'ensemble, d'autres ne retiendront que ce qui satisfait leurs besoins et leurs goûts.

Sommaire de la procédure:

 1. Annuler les convois vains.
 2. Liste des convois et de leurs flottes.
 3. Annuler les soutiens vains.
 4. Les attaques directes coupent les soutiens.
 5. Identifier les subversions de convois.
 6. Interrompre les convois.
 7. Annuler les mouvements relatifs à des convois interrompus.
 8. Les attaques par convois coupent les soutiens.
 9. Si nécessaire, retour au point 5.
 10. Casser les cercles de subversion.
 11. Reprendre du point 5 au point 9.
 12. Résolution les cercles de subversion non-confus.
 13. Résolution les cercles de subversion Confus.
 14. Avancées des anneaux d'attaque.
 15. Identification des batailles en tête-à-tête.
 16. Résolution des batailles en tête-à-tête déséquilibrées.
 17. Résolution des batailles en tête-à-tête équilibrées.
 18. Liste des cibles d'attaques.
 19. Combats ordinaires.
 20. Retour au point 18 en cas de batailles non résolues.

***

La procédure en détail :

Les Points 1 à 13 concernent deux choses : les convois et les soutiens coupés. Voyez le chapitre XII pour les convois, le chapitre IX pour le soutien et les règles pour les deux.

Le sujet des convois, considéré sous tous ses angles, est indéniablement complexe et confus. Avant 1982, les règles de convoi étaient correctes sur le fond mais parfois ambiguës. Depuis 1982, les règles ne sont plus ambiguës mais parfois incorrectes. Vous trouverez ici les règles correctes et non ambiguës : les Points 1 à 13 permettent de trancher sur les cas les plus ardus.


1. Annuler les convois vains.

i une armée, ni une flotte ne peut à elle seule procéder à un convoi. Naturellement pas. Un convoi nécessite à la fois une armée et une flotte. Toujours une armée. Au moins une flotte. L'armée et les flottes doivent coopérer ; c'est-à-dire que l'armée doit avoir un ordre de mouvement par convoi tandis que les flottes doivent avoir pour ordre de convoyer, et doivent s'accorder sur l'armée à convoyer et sur la province de destination.

Les flottes qui coopèrent doivent nécessairement disposer d'une route ininterrompue de l'armée à sa destination, une route qui ne passe pas deux fois par la même étendue d'eau. Lorsque les flottes ne disposent pas d'une telle route ou lorsqu'elles ne coopèrent pas, alors on annule le convoi entier : à la fois le mouvement de l'armée et les ordres de convoi des flottes.

On annule un convoi lorsque l'armée à convoyer ne coopère pas.

Lorsque plus de flottes que nécessaire coopèrent en convoi, l'armée convoyée peut trouver deux ( ou plus) routes alternatives disponibles. C'est acceptable, mais une armée préfère, dans la mesure du possible, être convoyée par ses compatriotes uniquement - c'est-à-dire à l'aide de flottes du même pays que l'armée. (Cela ne signifie pas qu'une armée préfère être convoyée par le moins possible d'étrangers plutôt que plus -  simplement qu'elle préfère être convoyée par zéro étranger si possible ; sinon, l'armée voit indifféremment deux étrangers ou un seul). Pour cette raison, si il y a suffisamment de flottes du même pays que l'armée pour la convoyer sans faire appel à l'étranger, alors on exclut toutes les flottes étrangères du convoi, annulant ainsi les ordres de convois de ces flottes étrangères.

(De multiples routes pour un convoi ne sont pas une assurance mais plutôt un danger. La raison en est que, si l'une des routes est interrompue, alors le convoi est intégralement interrompu et l'armée ne peut pas se déplacer. Voir le Point 7.)

Après avoir refusé la coopération étrangère si possible, une armée peut découvrir qu'elle a une flotte coopérante supplémentaire qu'elle ne peut pas utiliser même si elle le souhaitait. Cette flotte ne faisant partie d'aucune route restante utilisable, l'ordre de convoi de cette flotte devient superflu et il est annulé.

Ce Point 1 ne s'occupe que de savoir si des ordres de convois et de mouvements par convois sont consistants, si les routes sont correctement tracées et si il est possible de décliner la coopération étrangère. Il ne se soucie pas des cas oû une flotte qui convoie est attaquée ou bien des cas oû une unité empêche l'arrivée dans la province de destination. Il ne soucie pas non plus de soutien d'aucune sorte.

Une armée avec un ordre de mouvement annulé se maintient sur place mais ne peut pas être soutenue dans ce maintien. Une flotte avec un ordre de convoi annulé se maintient sur place ; elle ne peut rien convoyer bien sûr, mais peut être soutenue dans son maintien par une autre unité.

Exemple annoté :

RUSSIE
 A Rou --- Ank
 F Noi C A Rou --- Ank
 F Bot C A allemande Liv --- Suè [annulé]

TURQUIE
 F Arm --- Noi
 F Con S F Arm --- Noi
 A Alb --- Smy
 F Aeg C A Alb --- Smy

AUTRICHE
 F MOr C A turque Alb --- Smy

ITALIE
 F Ion C A turque Alb --- Smy
 A Nap --- Esp [annulé]
 F MTy C A Nap --- Esp [annulé]
FRANCE
 F GLi xxx


ALLEMAGNE
 A Liv --- Suè
 F Bal C A Liv --- Suè


ANGLETERRE
 A Suè xxx
 A Lon xxx Bel
 F Nrd C A Lon --- Bel
 F Man C A Lon --- Bel
 F AtN C A Lon --- Cly [annulé]
 F Nvn C A Lon --- Bel [annulé]
 F Irl C A Lon --- Bel [annulé]


L'armée russe de Roumanie et la flotte de Mer Noire forment un convoi vers Ankara. L'attaque turque interrompra éventuellement le convoi, bien sûr, au Point 6, mais au Point 1 on ne s'en soucie pas.

Parce que la flotte française du Golfe du Lion ne coopère pas, il n'y a pas de convoi italien. (Cela ne signifie pas que les ordres italiens sont illégaux. Ils sont individuellement possibles et donc légaux. Ils seraient illégaux s'il n'y avait pas eu de flotte française. Voir chapitre XII).

L'armée allemande de Livonie et la flotte de la Baltique forment un convoi vers la Suède. La défense anglaise en Suède arrêtera peut-être le convoi, bien sûr, lors du Point 19, mais pour l'instant, au Point 1, ce n'est pas le problème. Le convoi n'emprunte pas la flotte russe du golfe de Botnie puisque l'armée allemande dispose d'une route entièrement allemande par ailleurs. Sans la flotte allemande, le soutien serait passé par la flotte russe. Si les deux flottes avaient été toutes deux allemandes ou bien toutes deux russes, alors on aurait gardé les deux flottes dans le convoi.

L'armée turque d'Albanie, la flotte italienne de Mer Ionienne, la flotte autrichienne de Méditerranée Orientale et la flotte turque de Mer Égée forment ensemble un convoi vers Smyrne. Ce convoi comporte quatre routes, aucune d'entre elles n'étant totalement turque : Ion - Aeg ; Ion - Mor ; Ion -  Aeg - Mor ; Ion - Mor - Aeg. Si la flotte de Mer Ionienne avait été turque et non italienne, alors la route Ion - Aeg aurait été totalement turque, et donc la flotte autrichienne aurait été exclue.

L'armée anglaise de Londres, la flotte de Mer du Nord et la flotte en Manche forment ensemble un convoi vers la Belgique. Ce convoi comporte quatre routes : Nrd, Man, Nrd - Man et Man - Nrd. Si la flotte anglaise de l'Atlantique Nord avait coopéré, alors le convoi aurait aussi inclus les trois flottes anglaises de AtN, Irl et Nvn ; soit deux routes supplémentaires, chacune formant une boucle autour des îles britanniques.

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2. Liste des convois et de leurs flottes

aites une liste de tous les convois non annulés au Point 1. Nommez chaque convoi d'après la province d'origine, y ajouter les flottes concernées.

Avec l'exemple précédent, la liste de l'arbitre est :

 Roumanie : Noi
 Albanie : Ion, Aeg, MOr
 Livonie : Bal
 Londres : Nrd, Man

L'ordre dans lequel les convois sont écrits est sans importance, de même que l'ordre dans lequel les flottes sont écrites. Notez que pour Albanie et Londres, les convois ont plus de flottes que nécessaire, mais que pour la Livonie, le convoi n'inclut pas de flotte supplémentaire.

Le but d'une telle liste est de garder une trace des différents convois au cours des différentes étapes qui vont suivre. Si un convoi est annulé, alors l'arbitre raye le convoi entier de la liste (voir Point 7).

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3. Annuler les soutiens vains

nnulez les soutiens de maintien (hold) aux unités qui tentent de se déplacer. Annuler les soutiens de mouvement aux unités qui n'essaient pas de se déplacer, ou qui tentent de faire mouvement vers une autre étendue que celle décrite dans le soutien.

Une unité qui a reçu un ordre de mouvement ne peut en aucune circonstance bénéficier d'un soutien en défense (hold), même si le mouvement a été annulé ou est illégal. De tels soutiens doivent donc être annulés immédiatement.

Une unité dont l'ordre de soutien a été annulé, se maintient normalement. Elle n'accorde bien sûr aucun soutien, mais peut être soutenue en défense par une autre unité. Une unité dont l'ordre de soutien a été annulé est strictement considérée comme une unité qui se maintient, et non plus comme une unité qui soutient, et ceci dès à présent et jusqu'à la fin de la procédure. (Le même principe s'applique chaque fois qu'un Point de la procédure coupe ou annule un ordre. À partir de l'instant oû l'ordre est coupé ou annulé et jusqu'à la fin, l'unité concernée compte strictement comme une unité en défense).

Exemple annoté :
FRANCE
 A Bou --- Mun
 A Par S A Bou xxx [annulé]

ALLEMAGNE
 A Hol --- Sui [illégal]

ANGLETERRE
 F Nrd S A allemande Hol xxx [annulé]
AUTRICHE
 F Tri xxx
 A Ser S F Tri --- Alb [annulé]

RUSSIE
 A Seb xxx
 A Mos S A Seb xxx
 A Pru --- Sil
 A Var S A Pru --- Sil
 A Ukr S A Var xxx

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4. Les attaques directes coupent les soutiens

vec seulement deux exceptions (nous allons en parler), les attaques directes (non convoyées) sur des unités qui effectuent un soutien coupent ce soutien. Un soutien coupé est annulé et n'a plus aucun effet une fois qu'il a été coupé.

Les deux exceptions :

A. Une unité ne coupe pas un soutien effectué par une unité du même pays.

Exemple de soutien non coupé :

ALLEMAGNE
 A Mun xxx

AUTRICHE
 A Sil --- Mun
 A Tyr S A Sil --- Mun
 A Tri --- Tyr

B. La cible d'une attaque ne peut pas couper un soutien à cette attaque.

Exemple :

 X --- Z
 Y S X --- Z
 Z --- Y

Le soutien n'est pas coupé. (Une autre unité W pourrait couper ce soutien, mais l'unité Z ne le peut pas, du moins au Point 4).

Autre exemple de soutien non coupé :

AUTRICHE
 A Sil --- Mun
 A Tyr S A Sil --- Mun

ALLEMAGNE
 A Mun --- Tyr

Si cependant une unité W attaque le Tyrol (A Ven --- Tyr) alors le soutien est coupé.

(À ce stade, nous le verrons plus loin, même s'il n'y a pas d'unité W, l'unité Z peut encore casser le soutien -en délogeant l'unité qui soutient- mais cela arrivera plus tard).

Ce Point 4 ne parle que des attaques directes qui coupent les soutiens. Pour les attaques par convois, ce sera au Point 8.

***

Le Point 5 ci-dessous introduit le concept ardu de la subversion de convoi. Les Points 5 et 10 expliquent le concept en détail mais le lecteur peut trouver commode, avant de se plonger dans la technique, d'avoir une vue d'ensemble.

Un exemple ou deux serviront à brosser le tableau. Ces exemples ne prétendent expliquer entièrement la subversion de convoi ; leur ambition est d'introduire la question.

Le premier exemple :

TURQUIE
 A Grè --- Apu
 F Ion C A Grè --- Apu
 F Tun S F Ion xxx

ITALIE
 F Nap --- Ion
 F MTy S F Nap --- Ion

FRANCE
 A Esp --- Tun
 F MOc C A Esp --- Tun
Afin d'arbitrer correctement le convoi turc, il faut considérer le convoi français. Si on traite le convoi turc en premier, on aboutit à un mauvais résultat sur la carte. C'est ici que l'idée de subversion arrive. Le convoi français trouble le convoi turc. Ce dernier, subverti, attend patiemment et ne fait rien tant que le convoi français n'a pas agi. (Attention, certains livrets de règles récents présente mal cet exemple ; si votre édition est de 1982 ou plus, ne vous laissez pas embrouiller).


Le second exemple :

ANGLETERRE
 A Lon --- Bel
 F Nrd C A Lon --- Bel

FRANCE
 F Man --- Nrd
 F Bel S F Man --- Nrd

ALLEMAGNE
 F Dan --- Nrd
 F Hol S F Dan --- Nrd
Le convoi anglais est subverti par lui-même, rendant impossible tout arbitrage par des moyens normaux sur l'issue du convoi.

Les Points 5 à 13 résolvent tous les scénarios possibles de convois, y compris les deux qui précèdent. Pour résoudre ceci correctement, on emploie le concept de subversion de convoi. Le Point 5 en explique les bases techniques. Le Point 10 éclaire certains détails spécifiques.

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5. Identifier les subversions de convois

otez quels convois de la liste sont subvertis par quels autres convois.

La subversion est l'effet indirect d'un convoi sur un autre. Un convoi subvertit un autre, non par une attaque directe, mais plutôt en attaquant un soutien vulnérable, menaçant de couper ce soutien.

Deux types d'unités qui soutiennent exposent un convoi à la subversion :

(i) Une unité qui soutient en défense une flotte en train de convoyer rend le convoi vulnérable à la subversion. Ainsi le convoi X est vulnérable par P lorsque :

 X --- Z
 Y C X --- Z
 P S Y xxx

(ii) Une unité qui soutient une attaque contre une flotte en train de convoyer rend le convoi vulnérable à la subversion. Ainsi le convoi X est vulnérable par Q lorsque :

 X --- Z
 Y C X --- Z
 W --- Y
 Q S W --- Y

Avec seulement trois exceptions (nous allons en discuter dans un moment), une attaque par convoi sur un soutien vulnérable (P ou Q) subvertit le convoi cible. (Notez que seule une attaque par convoi peut subvertir un convoi, une attaque directe ne le fait pas).

Les trois exceptions :

A. Si l'unité vulnérable qui soutient est un compatriote de l'attaquant par convoi qui le menace, alors (parce qu'il n'y pas réellement de menace), il n'y a pas subversion. Par exemple, parce que la flotte de Londres et l'armée de Picardie sont issus d'une même nation, il n'y a pas subversion ici :

ALLEMAGNE
 A Hol --- Nge
 F Nrd C A Hol --- Nge

ANGLETERRE
 F Lon S F allemande Nrd xxx
 A Pic --- Lon

FRANCE
 F Man C A anglaise Pic --- Lon

B. (Cette exception n'est pertinente que si l'arbitre est déjà passé par le Point 10.) Le convoi qui attaque ne peut pas être Futile. S'il l'est, il n'y a pas subversion.

C. (Cette exception n'est pertinente que si l'arbitre est déjà passé par le Point 10.) Le convoi cible ne peut être ni Futile ni Invincible. S'il l'est, il n'y a pas subversion.

Il peut y avoir subversion, bien sûr, qu'à la condition que les deux convois (l'attaquant et la cible) soient encore sur la liste des convois. Même s'ils y sont tous les deux, si le soutien vulnérable à travers lequel existe la subversion a déjà été annulé ou coupé, alors, naturellement, puisqu'aucune attaque sur le soutien ne peut influencer le convoi cible, il n'y a pas subversion.

Un convoi peut bien sûr se subvertir lui-même.

Un exemple annoté :
TURQUIE
 A Grè --- Tun
 F Ion C A Grè --- Tun
 A NAf S A Grè --- Tun
 F Con --- Noi
 F Ank S F Con --- Noi
 A Smy S F Ank xxx

RUSSIE
 A Rou --- Ank
 F Noi C A Rou --- Ank
 F Bre S F française AtM xxx

ALLEMAGNE
 F Dan --- Nrd
 F Nge S F Dan --- Nrd

ANGLETERRE
 A Edi --- Nge
 F Nvn C A Edi --- Nge
 F Cly S F Nvn xxx
 F Irl --- AtN
FRANCE
 A Gas --- Cly
 F AtM C A Gas --- Cly
 F AtN C A Gas --- Cly
 A Hol --- Bre
 F Nrd C A Hol --- Bre
 F Man C A Hol --- Bre
 F Esp (cs) S F AtM xxx

ITALIE
 A Pie --- Esp
 F GLi C A Pie --- Esp
 F Tos S F GLi xxx
 F Nap --- Ion

AUTRICHE
 A Tun --- Tos
 F MTy C A Tun --- Tos
 A Bul --- Smy
 F Egé C A Bul --- Smy
 F MOr C A Bul --- Smy
 F Alb --- Ion
 F Adr S F Alb --- Ion


Liste des convois de l'arbitre :

 Roumanie : Noi [se subvertit lui-même] [subverti]
 Bulgarie : Aeg, MOr
 Grèce : Ion
 Tunis : MTy [subvertit le Piémont]
 Piémont : GLI [subvertit la Gascogne] [subverti]
 Gascogne : AtM, AtN [subvertit Edimbourg] [subverti deux fois]
 Edimbourg : Nvn [subvertit la Hollande] [subverti]
 Hollande : Nrd, Man [subvertit la Gascogne] [subverti]

Notez qu'Edimbourg, la Hollande et la Gascogne forment un cercle de subversion. Notez aussi que, si la flotte de Brest était française plutôt que russe, alors la Hollande ne pourrait pas subvertir la Gascogne.

De l'autre côté de la carte, notez que le convoi bulgare a une flotte supplémentaire et inutile en Méditerranée Orientale. Si cette flotte-là venait à être délogée, c'est alors l'intégralité du convoi qui serait interrompue (voit Points 1 et 7).

Les Points 6, 7, 8 et 9 prolongent cet exemple.

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6. Interrompre les convois

ises à part les flottes de convois subvertis, résoudre les attaques contre les flottes de la liste des convois, en s'appuyant sur les instructions de résolution d'attaques (voir Point 19).

Ce Point 6 ne résout que les attaques portant sur des flottes de convois non subvertis, ni sur les autres unités, ni sur les étendues vides. Toute flotte qui n'est pas sur la liste des convois n'est pas concernée par ce Point 6.

En travaillant à nouveau sur l'exemple du Point 5, ce Point 6 trouve quatre flottes en convoi sous le coup d'une attaque : la flotte turque de Mer Ionienne, la flotte russe de Mer Noire et les flottes françaises d'Atlantique Nord et Moyen. Les trois dernières font cependant partie de convois subvertis, et on ne s'occupe donc que de la flotte turque. L'attaque autrichienne supplante l'attaque rivale italienne à deux contre un, donc vainc la défense turque à deux contre un pour avancer en Mer Ionienne, délogeant le défenseur turc. (Il est intéressant de noter que si l'Italie avait une flotte supplémentaire en Méditerranée Orientale pour soutenir l'attaque italienne, alors l'attaque italienne aurait contenu l'attaque autrichienne à deux contre deux, et le convoi turc aurait survécu sans dommage, n'ayant pas même à se défendre).

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7. Annuler les mouvements relatifs à des convois interrompus

i le Point 6 a délogé une quelconque flotte de convoi, c'est alors le convoi entier qui est interrompu : annulez le mouvement de l'armée relative à ce convoi et rayez de la liste des convois le convoi entier. Le convoi interrompu n'est plus un convoi.

Les routes de convoi alternatives ne peuvent être prises comme un assurance. De manière générale, lorsqu'une armée a deux routes possibles, l'interruption d'une route suffit à interrompre le convoi entier -donc, à moins qu'un joueur ne souhaite accroître les risques pour ses propres convois, il ne fournira qu'une seule route. Est-ce qu'un opposant sournois peut se joindre au convoi, dans le but de fournir une route alternative non désirée ? Dans la plupart des cas, non. Voir Point 1 pour une explication détaillée.

En considérant à nouveau l'exemple du Point 5, ce Point 7 constate que la flotte turque de Mer Ionienne a été délogée. Du coup, le mouvement de l'armée de Grèce est annulé et le convoi grec est rayé de la liste des convois.

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8. Les attaques par convois coupent les soutiens

vec seulement trois exceptions (nous allons en parler plus bas), on coupe les soutiens lorsque l'unité qui soutient est attaquée par un convoi. Un soutien coupé est annulé et n'a aucun effet ultérieur une fois qu'il a été coupé.

Les trois exceptions :

A. Un soutien n'est pas coupé par un compatriote.

B. Pour l'instant, les convois subvertis ne coupent rien du tout. C'est-à-dire que si le convoi qui transporte l'unité attaquante est subverti, alors, pour le moment, le soutien n'est pas coupé.

C. (Cette exception n'est pertinente que si l'arbitre est déjà passé par le Point 10.) Une unité Futile ne peut pas couper un soutien. C'est-à-dire que si le convoi qui transporte l'unité attaquante est Futile, alors, le soutien n'est pas coupé.

Notez que la première exception est la même qu'au Point 4, tandis que les deux autres sont différentes. En particulier, la deuxième exception du Point 4 ne s'applique pas ici.

Un convoi qui n'est plus sur la liste des convois n'est plus, bien sûr, un convoi et ne peut pas par conséquent couper un soutien (Points 2 et 7).

En considérant à nouveau l'exemple du Point 5, dans ce Point 8, l'armée autrichienne de Bulgarie coupe le soutien turc de l'armée de Smyrne, et l'armée autrichienne de Tunis coupe le soutien de la flotte italienne de Toscane. Il n'y a pas d'autre cas de soutien coupé par une attaque par convoi puisque les autres convois sont subvertis.

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9. Retour au Point 5 si nécessaire

i les Points 6, 7 et 8 ont interrompu des convois ou coupé des soutiens, alors retournez à présent au Point 5 (puis 6, 7 et 8). Reprenez cette boucle 5-6-7-8-9 autant de fois que nécessaire et jusqu'à ce qu'il n'y ait plus rien à faire.

En considérant à nouveau l'exemple du Point 5, on constate que les Points 6, 7 et 8 ont eu un effet, et il faut donc retourner au Point 5 :
Le Point 5 constate que, puisque la flotte de Toscane n'est plus un soutien vulnérable, Tunis ne subvertit plus le Piémont. Les Points 6 et 7 voient toujours trois flottes en convoi sous le coup d'une attaque, mais comme ces flottes font toujours partie de convois subvertis, les Points 6 et 7 n'ont rien à faire avec elles. Le Point 8 voit l'armée italienne du Piémont couper le soutien de la flotte française d'Espagne (cs). On se retrouve ensuite au Point 9 oû l'on constate que le Point 8 a eu à nouveau un effet, et c'est donc reparti pour une nouvelle boucle à partir du Point 5.
Le dit Point 5 constate que, puisque la flotte française d'Espagne (cs) n'est plus un soutien vulnérable, le Piémont ne subvertit plus la Gascogne. Mais la Hollande subvertit toujours la Gascogne, aussi les Points 6 et 7 ne font toujours rien. Même chose pour le Point 8. De retour au Point 9, on constate que la boucle 5-6-7-8-9 a fait tout ce qu'elle pouvait faire, on quitte donc cette boucle pour se rendre au Point 10

***

S'il reste des subversions de convois après que la boucle 5-6-7-8-9 a fait tout ce qu'elle pouvait, c'est qu'il s'agit soit de convois qui se subvertissent eux-mêmes (convoi X subvertit convoi X), soit de plus gros cercles fermés de subversion (convoi X subvertit convoi Y qui subvertit convoi X, ou convoi X subvertit convoi Y qui subvertit convoi Z qui subvertit convoi X, ou tout autre cercle plus large). Il peut y avoir plus d'un cercle indépendant bien sûr, mais en tout cas les Points 5 à 9 ont éliminé toute subversion non-circulaire.

Une caractéristique importante de cette géométrie circulaire est que chaque convoi qui reste subverti, subvertit lui-même un autre convoi. Ou sinon se subvertit lui-même. Une caractéristique apparentée est que chaque convoi subverti ne l'est qu'une fois ; les subversions multiples n'existent plus.
Les Points 10 à 13 se consacrent à ces situations.

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10. Casser les cercles de subversions

our chaque convoi qui est encore subverti, identifiez l'unité vulnérable qui soutient et à travers laquelle s'exerce la subversion, puis posez-vous alors les questions suivantes :

A. Si le soutien restait intact, le convoi serait-il interrompu ?

B. Si le soutien était coupé, le convoi serait-il interrompu ?

(Un convoi est interrompu quand une ou plusieurs flottes de ce convoi sont délogées. Voir les Points 6, 7 et 19.)

Le convoi reste subverti uniquement si les réponses aux deux questions sont non et oui, ou bien oui et non.

(i) Si les réponses sont oui et oui -c'est-à-dire que rien ne peut sauver le convoi- alors le convoi est dit Futile. La Futilité a deux conséquences : le convoi Futile ne peut plus couper un soutien ni menacer de le faire, donc ne peut plus subvertir un autre convoi, ni non plus se subvertir lui-même ; et, le convoi Futile cesse d'être subverti et devient bien sûr immunisé contre n'importe quelle subversion à venir.

(ii) Si les réponses sont non et non -c'est-à-dire que le convoi n'encourt aucun risque- alors le convoi est dit Invincible. L'Invincibilité a une conséquence : le convoi Invincible cesse d'être subverti et devient bien sûr immunisé contre n'importe quelle subversion à venir. (Si un convoi Invincible a été subverti par lui-même, alors la subversion cesse. Rien n'interdit spécialement à un convoi Invincible de continuer à en subvertir un autre.)

(iii) Si les réponses sont non et oui -c'est-à-dire si seul le maintien du soutien peut sauver le convoi- alors le convoi est dit Confus. La Confusion n'a pas de conséquence directe mais pourra jouer un rôle lors des Points 12 et 13. Contrairement à la Futilité et à l'Invincibilité, la Confusion ne sauve pas un convoi de la subversion.

(iv) Si les réponses sont oui et non -c'est-à-dire si seule la coupe du soutien peut sauver le convoi- alors aucun adjectif particulier ne s'applique au convoi. Ce cas ne sauve pas le convoi d'une subversion.

Un convoi Futile ou Invincible, comme il ne peut être subverti, offre au Point 11 une fissure, pour ainsi dire, qui permet de s'introduire dans le cercle de subversion et d'en extirper un convoi, résolvant finalement le cercle entier. Tout ce dont a besoin le Point 11, c'est d'un convoi Futile ou Invincible pour ouvrir le cercle et le nettoyer. Si ce Point 10 ne relève aucune fissure Futile ou Invincible dans le cercle, alors le Point 11 ne pourra pas toucher le cercle mais passera la main aux Points 12 et 13 pour qu'il soit résolu par des moyens indirects.

Un exemple annoté :
TURQUIE
 F Con --- Noi
 F Ank S F Con --- Noi
 F Arm S F Con --- Noi

RUSSIE
 A Rou --- Ank
 F Noi C A Rou --- Ank

AUTRICHE
 F Alb --- Adr
 F Tri S F Alb --- Adr

ITALIE
 A Apu --- Tri
 F Adr C A Apu --- Tri
 F Ven S F Adr xxx
ANGLETERRE
 F Irl --- Man
 F Yor --- Nrd
 F Edi S F Yor --- Nrd
 F Lon S F Yor --- Nrd


FRANCE
 A Pic --- Lon
 F Man C A Pic --- Lon
 F Bel S F Man xxx


ALLEMAGNE
 A Nge --- Bel
 F Nrd C A Nge --- Bel


Liste des convois de l'arbitre :
 Roumanie : Noi [a subverti lui-même] [Futile]
 Apulie : Adr [a subverti lui-même] [Invincible]
 Picardie : Man [a subverti Nge] [Invincible]
 Norvège : Nrd [a subverti Pic] [Futile]

Les quatre convois échappent à la subversion, deux en étant Futiles, les deux autres en étant Invincibles. Le convoi de Roumanie est Futile parce que, même s'il pouvait couper le soutien turc, l'attaque turque interromprait encore le convoi. Le convoi d'Apulie est Invincible parce qu'il survivrait même si le soutien de la flotte de Trieste se maintenait. Le convoi de Picardie est Invincible parce qu'il survivrait même si le convoi de Norvège coupait le soutien belge. Le convoi de Norvège est Futile parce que l'attaque anglaise l'interromprait encore, même si le convoi de Picardie coupait le soutien anglais.

Un second exemple annoté :

TURQUIE
 F Con --- Noi
 F Ank S F Con --- Noi
 F Bul (ce) --- Noi
 F Arm S F Bul (ce) --- Noi

RUSSIE
 A Rou --- Ank
 F Noi C A Rou --- Ank

AUTRICHE
 F Alb --- Adr
 F Tri S F Alb --- Adr

ITALIE
 A Apu --- Tri
 F Adr C A Apu --- Tri
ANGLETERRE
 F Irl --- Man
 F PGa S F Irl --- Man
 F Yor --- Nrd
 F Lon S F Yor --- Nrd


FRANCE
 A Pic --- Lon
 F Man C A Pic --- Lon
 F Bel S F Man xxx


ALLEMAGNE
 A Nge --- Bel
 F Nrd C A Nge --- Bel


Liste des convois de l'arbitre :
 Roumanie : Noi [subvertit lui-même] [Confus]
 Apulie : Adr [subvertit lui-même] [simplement subverti]
 Picardie : Man [subvertit Nge] [Confus]
 Norvège : Nrd [subvertit Pic] [simplement subverti]

Aucun convoi n'échappe à la subversion. Deux d'entre eux sont Confus. Le convoi de Roumanie est Confus puisqu'il ne survit que s'il échoue à couper le soutien de la flotte d'Ankara. Le convoi de Picardie est Confus puisqu'il ne survit que si le convoi de Norvège échoue à couper le soutien de la flotte de Belgique. De tels nœuds de convois ne peuvent être résolu directement ; les Points 12 et 13 les résolvent indirectement.

Les Points 12 et 13 prolongent ce second exemple.

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11. Reprendre du Point 5 au Point 9

i le Point 10 a relevé au moins un convoi qui soit Futile ou Invincible, alors il faut retourner à présent au Point 5, afin de procéder à autant de boucles 5-6-7-8-9 que nécessaire, jusqu'à ce que la boucle ne puisse plus avoir d'effet. Ceci fait, passez au Point 12 et non au Point 10.

Ce Point 11 nettoie tous les cercles de subversion que le Point 10 a pu casser en remarquant des convois Futiles ou Invincibles. S'il reste encore des cercles après ce Point 11, c'est qu'ils sont incassables. Les Points 12 et 13 résolvent de tels cercles incassables.

Un exemple annoté :
TURQUIE
 F Con --- Noi
 F Ank S F Con --- Noi
 F Bul (ce) --- Noi
 F Arm S F Bul (ce) --- Noi
 F Nap --- MTy
 F Ion S F Nap --- MTy

RUSSIE
 A Rou --- Ank
 F Noi C A Rou --- Ank
 F Liv S F allemande Bal xxx

AUTRICHE
 F Alb --- Adr
 F Tri S F Alb --- Adr

ITALIE
 A Apu --- Tri
 F Adr C A Apu --- Tri
 A Rom --- Tun
 F MTy C A Rom --- Tun
 F Tos S F MTy xxx
ANGLETERRE
 F Yor --- Nrd
 F Lon S F Yor --- Nrd
 F Irl --- Man
 A NAf --- Tos
 F MOc C A NAf --- Tos
 F GLi C A NAf --- Tos
 F Tun S F MOc xxx


FRANCE
 A Pic --- Lon
 F Man C A Pic --- Lon
 F Bel S F Man xxx
 F Mar --- GLi
 F Esp (cs) S F Mar --- GLi


ALLEMAGNE
 A Nge --- Bel
 F Nrd C A Nge --- Bel
 A Suè --- Liv
 F Bal C A Suè --- Liv


Liste des convois de l'arbitre
 Roumanie : Noi [se subvertit lui-même] [Confus]
 Apulie : Adr [se subvertit lui-même] [simplement subverti]
 Rome : MTy [a subverti NAf]
 Afrique du Nord : MOc, GLi [a subverti Rom] [Futile]
 Picardie : Man [subvertit Nge] [Invincible]
 Norvège : Nrd [a subverti Pic] [simplement subverti]
 Suède : Bal [s'est subverti lui-même] [Invincible]

Le Point 10 relève cinq cercles de subversion : Roumanie, Apulie, Rome - Afrique-du-nord, Picardie - Norvège, Suède. Il ne trouve aucune fissure dans les cercles de Roumanie et d'Apulie, mais relève des convois Futiles ou Invincibles dans chacun des cercles Rome - Afrique-du-Nord, Picardie - Norvège et Suède. Ce Point 11 ne peut rien faire pour les deux premiers cercles, mais on attend qu'il résolve entièrement les trois derniers. Ce Point 11 note que le Point 10 a en effet cassé des cercles, et il nous renvoie donc au Point 5 pour commencer à nettoyer les cercles cassés.

Le Point 5 constate que la Roumanie, l'Apulie et la Norvège restent subverties. L'Afrique du Nord, la Picardie et la Suède échappent à la subversion puisque des convois Futiles ou Invincibles ne peuvent pas être subvertis. Rome échappe à la subversion uniquement parce que l'Afrique du Nord, devenue Futile, ne peut pas la subvertir. (Sans la flotte française d'Espagne, l'Afrique du Nord, alors Invincible, pourrait subvertir Rome, et Rome deviendrait Confuse.) Les Points 6 et 7 interrompent l'Afrique du Nord, rayant l'Afrique du Nord de la liste des convois. Les Points 6 et 7 échouent à interrompre la Picardie et Rome. Puisque Picardie, Rome et Suède ne sont ni subverties ni Futiles, le Point 8 voit l'armée de Picardie couper le soutien de la flotte de Londres, l'armée de Rome couper celui de la flotte de Tunis et l'armée de Suède couper celui de la flotte de Livonie. Le Point 9 renvoie à une boucle à partir du Point 5.

Le Point 5 ne relève plus que la Roumanie et l'Apulie comme étant subverties. La Norvège échappe à la subversion puisque le soutien vulnérable la concernant est à présent coupé. Les Points 6 et 7 échouent à interrompre la Norvège. Puisque la Norvège n'est ni subvertie ni Futile, le Point 8 voit l'armée de Norvège couper le soutien de la flotte de Belgique. Le Point 9 renvoie à une boucle à partir du Point 5.

Le Point 5 ne relève plus que la Roumanie et l'Apulie comme étant subverties. Les Points 6, 7 et 8 ne peuvent rien faire. Le Point 9 conclut que la boucle 5-6-7-8-9 a clairement fait tout ce qu'elle pouvait, donc la boucle est terminée et on passe directement au Point 12.

Notez comment ce Point 11 a exploité les fissures des cercles Picardie-Norvège et Rome-NAf pour les ouvrir et les résoudre.

Un second exemple annoté :

FRANCE
 A PGa --- Bre
 F Man C A PGa --- Bre
 F Bel S F Man xxx
 A Gas --- Edi
 F AtM C A Gas --- Edi
 F AtN C A Gas --- Edi
 F Nvn C A Gas --- Edi

ALLEMAGNE
 A Nge --- Bel
 F Nrd C A Nge --- Bel
ANGLETERRE
 F Yor --- Nrd
 F Edi S F Yor --- Nrd
 F Pic --- Man
 F Irl --- AtM
 F Bre S F Irl --- AtM


ITALIE
 F NAf --- AtM
 F MOc S F NAf --- AtM


Liste des convois de l'arbitre :
 Pays de Galles : Man [subvertit Gas] [Invincible]
 Gascogne : AtM, AtN, Nvn [subvertit Nge] [Confus]
 Norvège : Nrd [a subverti PGa] [simplement subverti]

Le Point 10 relève le grand cercle de subversion Galles-Gascogne-Norvège. Il trouve une fissure dans le cercle au niveau de Galles qui rend ce convoi Invincible. Nous pouvons donc attendre du Point 11 qu'il résolve ce cercle. Le Point 11 note que le Point 10 a en effet cassé un cercle et nous renvoie au Point 5 pour entreprendre le nettoyage dudit cercle.

Le Point 5 remarque que Gascogne et Norvège restent subverties. Galles échappe à la subversion puisqu'un convoi Invincible ne peut pas être subverti. Les Points 6 et 7 voient la flotte anglaise de Picardie tenter mais échouer à interrompre le convoi de Galles, mais, puisque Gascogne et Norvège restent subverties, les Points 6 et 7 ne peuvent pas maintenant résoudre les attaques sur l'Atlantique Moyen et la Mer du Nord. Puisque Galles n'est ni subverti ni Futile, le Point 8 voit l'armée française de Galles couper le soutien anglais à Brest. Le Point 9 nous renvoie au Point 5.

Le Point 5 ne relève plus que la Norvège comme restant subvertie. La Gascogne échappe à la subversion puisque le soutien vulnérable à Brest a maintenant été coupé. Les Points 6 et 7 voient l'attaque italienne interrompre le convoi de Gascogne, à présent non subverti. Puisque le convoi de Gascogne a été interrompu, l'armée de Gascogne ne peut plus couper aucun soutien durant le Point 8. Le Point 9 nous renvoie au Point 5.

Le Point 5 constate qu'aucun convoi n'est subverti. La Norvège échappe à la subversion puisque son soutien vulnérable à Edimbourg n'est plus à présent sous le coup d'une attaque par convoi. Les Points 6 et 7 voient la flotte anglaise du Yorkshire interrompre le convoi de Norvège, à présent non subverti. Le Point 8 refuse donc à l'armée de Norvège de couper le soutien de la flotte de Belgique. Le Point 9 nous renvoie au Point 5.

Le Point 5 constate qu'aucun convoi n'est subverti. Les Points 6 et 7 ne peuvent plus trouver de convois non subvertis à interrompre. Le Point 8 ne peut rien faire. Le Point 9 conclut que la boucle 5-6-7-8-9 a clairement fait tout ce qu'elle pouvait, donc la boucle est terminée et on passe directement au Point 12.

Notez la manière dont le Point 11 a exploité la fissure du cercle Gascogne-Galles-Norvège pour l'ouvrir et extirper un convoi à la fois, de façon à nettoyer le cercle entier. Notez aussi comment la procédure ne pouvait rien dire du sort du soutien de Belgique tant qu'elle n'avait pas pour ainsi dire voyagé tout autour du cercle -ce qui était correct puisque, comme cela s'est passé, le soutien de Belgique n'avait en fait pas d'importance. Si le soutien avait eu de l'importance, alors il n'y aurait pas eu de fissure ; le Point 11 n'aurait pas pu toucher le cercle, et ce dernier aurait du attendre le Point 13 pour une résolution indirecte.

Le Point 13 prolonge ce second exemple.

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12. Résolution des cercles de subversion non-confus

i tous les convois d'un cercle restent subvertis, mais qu'aucun d'entre eux n'est Confus (voir Point 10), alors ce Point 12 résout l'impasse en interrompant tous les convois du cercle. On annule les mouvements par convoi pour tous les convois du cercle. Alors, parmi les flottes des convois du cercle, identifiez celles qui sont sous le coup d'une attaque. Résolvez ces attaques pour chacune des flottes en s'appuyant sur les directives du Point 19. Rayez alors tous les convois du cercle de la liste des convois.

Si l'on reprend le second exemple du Point 10, le Point 12 relève trois cercles de subversion incassables : Roumanie, Apulie, Picardie-Norvège. Comme Roumanie et Picardie-Norvège comprennent des convois Confus, seul le cercle d'Apulie est concerné par ce Point 12. Ce dernier annule le mouvement de l'armée italienne d'Apulie, laisse la flotte autrichienne d'Albanie déloger la flotte italienne d'Adriatique, et raye le convoi d'Apulie de la liste des convois.

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13. Résolution des cercles de subversion Confus

i tous les convois d'un cercle restent subvertis, et si au moins un convoi du cercle est Confus (voit Points 10 et 12), alors ce Point 13 résout l'impasse en un superbe statu quo (stand-off). Annulez les mouvement par convoi pour chaque convoi du cercle. Annulez aussi toutes les attaques contre les flottes des convois du cercles. Rayez alors tous les convois du cercle de la liste des convois.

Si l'on considère à nouveau le second exemple du Point 10, ce Point 13 relève deux cercles de subversion : Roumanie et Picardie-Norvège. Les mouvements des armées russe de Roumanie, française de Picardie et allemande de Norvège sont annulés, de même que sont annulées les attaques des flottes turques de Constantinople et de Bulgarie et des flottes anglaises de Mer d'Irlande et de Yorkshire. Et les trois convois sont rayés de la liste des convois. Les soutiens d'Ankara, de Londres et de Belgique ne sont pas coupés. C'est un magnifique stand-off : les flottes en convoi ne sont pas délogées, les soutiens ne sont pas coupés et les convois n'ont pas lieu.

Si l'on porte maintenant attention au second exemple du Point 11 en ajoutant la flotte suivante pour cet exemple, alors cela donne les liste des convois suivante :

ANGLETERRE
 F Lon S F Pic --- Man

Liste des convois de l'arbitre :
 Pays de Galles : Man [subvertit Gas] [Confus]
 Gascogne : AtM, AtN, Nvn [subvertit Nge] [Confus]
 Norvège : Nrd [subvertit PGa] [simplement subverti]

Ce Point 13 révèle le grand cercle de subversion Galles-Gascogne-Norvège. Comme le lecteur peut le vérifier, le Point 11 est incapable de briser ce cercle. Le Point 12 non plus à cause des convois Confus. Le Point 13 annule donc les mouvement des trois armées convoyées, mais aussi les attaques de la flotte italienne d'Afrique du Nord et des flottes anglaises de Mer d'Irlande, Yorkshire et Picardie. Les trois convois sont rayés de la liste des convois. Les soutiens de Brest, Edimbourg et Belgique ne sont pas coupés.

***

Les Points 4 et 8 sont les seules chances de couper simplement un soutien en attaquant l'unité qui soutient. Ainsi donc, les soutiens toujours intacts à ce point de la procédure sont garantis de ne pas être coupés, du moins et jusqu'à ce que l'unité qui soutient ne soit effectivement délogée (ce qui pourrait arriver au Point 19).

Les Points 1 à 13, outre qu'ils furent concernés par les coupures de soutien, s'attachaient surtout à faire face correctement aux diverses situations de convois. Dans les Points qui vont suivre, les flottes en convoi n'ont réellement plus d'importance en elles-mêmes ; les convois sont une affaire classée, pour ainsi dire, et si une flotte en convoi devait être délogée ou un convoi annulé, alors cela aurait été déjà fait aux Points 6 et 7 (ou 12 et 13). Cela ne signifie pas que les attaques par convoi vont nécessairement réussir ; elles peuvent échouer (stand-off) comme tout autre attaque. En cas de stand-off, l'armée convoyée qui attaque revient dans sa province d'origine.

(Il est intéressant de noter la progression du Point 1 au Point 13 -comment les différents points se sont confrontés à des scénarios de plus en plus improbables, jusqu'à l'ultime scénario du Point 13, une situation si improbable que le lecteur a peu de chance de la voir surgir au cours d'une partie. Les Points 14 à 20 suivent au contraire une progression opposée quant aux scénarios de mouvement et de combat ; les Points sont confrontés à des situations de plus en plus probables, jusqu'aux Points 18, 19 et 20 qui seront utilisés sans doute à chaque saison).

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14. Avancées des anneaux d'attaque

u'est-ce qu'un anneau d'attaque ? Un anneau d'attaque est un groupe d'au moins trois unités, chacune attaquant la suivante jusqu'à former un cercle fermé. Par exemple :

ALLEMAGNE
 A Mun --- Boh

 AUTRICHE
 A Boh --- Tyr
 A Tyr --- Mun

Deux unités peuvent former un anneau d'attaque, mais seulement si au moins une des deux attaque par convoi ; sinon, ce n'est pas un anneau mais un simple tête-à-tête.

Généralement, chacune des unités de l'anneau avance simplement, mais un attaquant extérieur peut interférer en brisant l'anneau. Reprenons l'exemple précédent en y ajoutant un attaquant extérieur :

ITALIE
 A Ven --- Tyr

Occupez-vous de chaque anneau de cette façon :

Identifiez d'abord toutes les étendues de l'anneau oû interfère un attaquant extérieur. (Dans notre exemple, le Tyrol est la seule étendue concernée.) Annulez toutes les attaques contre chacune des étendues oû il y a interférence, sauf la plus forte. Là oû deux attaques sont à égalité, annulez toutes les attaques -et gardez en mémoire que l'étendue concernée a été le lieu d'un stand-off.

Si l'anneau a survécu intact, avec toutes les attaques de l'anneau ayant survécu à toute interférence, alors les membres de l'anneau avancent à l'intérieur de l'anneau. Si une interférence a cassé une partie de l'anneau, alors on ne fait rien avec l'anneau pour le moment ; l'anneau cassé n'est plus un anneau.

Dans notre exemple, les deux attaques contre le Tyrol (A Boh - Tyr et A Ven - Tyr) sont annulées. Rien n'interfère avec les deux autres attaques (A Mun - Boh et A Tyr - Mun) ; elles survivent toutes les deux à ce Point 14. Mais l'interférence a cassé l'anneau, donc on ne fait plus rien avec lui pour le moment ; nous nous en remettons aux Points 18 et 19 pour résoudre ces deux attaques.

Ajoutons une cinquième unité à notre exemple :

AUTRICHE
 A Tri S A Boh --- Tyr

Que faisons-nous à présent ? Puisque l'armée autrichienne de Bohême a maintenant la plus forte attaque sur le Tyrol, on annule uniquement l'attaque vénitienne qui interfère. L'anneau a survécu intact et les trois attaquants de l'anneau avancent.

***

Les instructions des six derniers Points sont techniques et denses mais particulièrement importantes à comprendre correctement. Cinq exemples minutieux sont proposés, un pour le Point 17, deux pour les Points 15, 16 et 17, un pour le point 18 et un pour les Points 18, 19 et 20. Il est fortement recommandé à celui qui lit ceci pour la première fois d'installer les pions sur la carte pour suivre les exemples ; ne pas le faire aboutirait sans doute à des confusions. Il est aussi suggéré de lire d'abord les Points 18 à 20, puis les Points 15 à 17. Bien sûr, si le lecteur n'a pas d'abord lu le livret de règles, c'est par là qu'il doit commencer s'il veut comprendre quelque chose.

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15. Identification des batailles en tête-à-tête

eux unités s'attaquant l'une l'autre directement, sans convoi, forment une bataille en tête-à-tête. Si des attaquants extérieurs attaquent l'une ou les deux unités qui sont en tête-à-tête, alors elles font aussi partie de la bataille.

Faîtes une liste des batailles en tête-à-tête. Notez sur la liste, pour chaque bataille, si elles sont équilibrées ou déséquilibrées.

Qu'est-ce qui fait, précisément, qu'une bataille est équilibrée ou déséquilibrée ?

Une bataille en tête-à-tête est équilibrée si chacune des deux unités tête-à-tête attaquent l'autre avec une force égale, ou bien si elles sont compatriotes (c'est-à-dire, si les deux appartiennent à la même nation). Sinon, à une exception près, la bataille est déséquilibrée. L'exception est celle-ci : un soutien donné par un compatriote de la plus faible unité à la plus forte unité ne peut pas déséquilibrer la bataille.

(Si cela paraît confus, alors voici à quoi cela ressemble du point de vue d'un joueur. Si vous fournissez un soutien à une attaque contre vous-même, ce soutien ne sera pris en compte que s'il équilibre la bataille. Vous ne pouvez pas ainsi déséquilibrer une bataille en votre défaveur. En d'autres termes, vous ne pouvez pas déloger, ou fournir un soutien utile à quelqu'un d'autre pour déloger une de vos propres unités.)

Un exemple :
AUTRICHE
 F Ion --- Egé
 F MOr S F Ion --- Egé
 F Adr S F turque Egé --- Ion
 F Alb S F turque Egé --- Ion
 F Grè S F turque Egé --- Ion

TURQUIE
 F Egé --- Ion
 F Smy S F autrichienne Ion --- Egé
 F Con --- Egé
ITALIE
 F Nap --- Ion
 F Apu S F Nap --- Ion
 F MTy S F Nap --- Ion
 F Tun S F Nap --- Ion


RUSSIE
 F Noi --- Con


L'attaque turque est supérieure à l'autrichienne (4 contre 3), mais l'attaque turque bénéficie d'un soutien autrichien sans lequel elle ne serait pas supérieure à l'attaque autrichienne. La bataille est donc équilibrée à 3 contre 3. Pour autant l'attaque turque n'a t-elle qu'une force de trois ? Non. Même si l'unité autrichienne refuse de déséquilibrer la bataille contre son propre compatriote, cela n'empêche pas l'attaque turque d'attaquer avec une puissance de quatre -une force suffisante pour contrer l'attaque italienne aux points 16 et 17.

(Il est intéressant de noter que, si les flottes de Grèce et d'Albanie avaient été françaises, alors la bataille aurait été déséquilibrée à 4 contre 3 en faveur de la Turquie. Et si les deux flottes en tête-à-tête de Mer Ionienne et de Mer Égée avaient été turques, alors la bataille aurait été équilibrée quels que soient le nombre et la nationalité des soutiens.)

Les deux attaques extérieures, par la flotte italienne de Naples et la flotte turque de Constantinople, n'ont aucune influence sur le caractère équilibré ou non des batailles, mais elles font certes partie de la bataille et peuvent très bien, comme nous le verrons, avoir un effet important sur l'issue de la bataille. La bataille en tête-à-tête exclut l'attaque russe puisque sa cible, Constantinople, n'est aucune des étendues en tête-à-tête (l'attaque russe, comme toute attaque ordinaire, sera résolue aux Points 18 et 19).


Le Point 16 résout les batailles en tête-à-tête déséquilibrées ; le Point 17, celles qui sont équilibrées.

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16. Résolution des batailles en tête-à-tête déséquilibrées

ommencez une bataille en tête-à-tête en résolvant les attaques contre l'étendue de la plus faible des unités en tête-à-tête, en suivant les instructions du Point 19. Toutes les s'attaques contre cette étendue-là se joignent au combat, y compris les attaques extérieures. Le défenseur ne reçoit aucun soutien pour un maintien. Si l'attaque en tête-à-tête bat les attaques extérieures, et donc bat aussi la défense, alors l'attaquant en tête-à-tête avance, déloge le défenseur et annule son ordre de mouvement ; la bataille en tête-à-tête est terminée (si il y a des attaques extérieures sur l'étendue qui vient d'être libérée, celle d'oû est parti l'attaquant, alors le Point 18 et 19 s'y consacreront, mais quoi qu'il en soit l'unité en défense qui vient d'être délogée ne prendra pas part à ce combat et n'aura aucune influence sur l'étendue libérée.

Si cependant le défenseur survit sans être délogé, ou bien est délogé par une attaque extérieure, alors il faut résoudre les attaques contre la plus forte des unités en tête-à-tête selon les instructions du Point 19. La plus faible des unités en tête-à-tête se joint à la bataille, y compris aux attaques de l'extérieur. La plus faible des unités en tête-à-tête se joint à la bataille, même si elle a été délogée. La plus forte des unités, qui défend à présent, ne reçoit aucun soutien pour se maintenir. Si la plus faible unité, qui attaque à présent, est suffisamment forte pour obtenir un stand-off contre toutes les autres attaques extérieures, alors toutes les attaques contre l'étendue du plus fort sont annulées ; la plus forte unité n'est pas délogée. (En fait, même si le plus faible a la force suffisante pour déloger le plus fort, on annule tout de même l'attaque du plus faible et on laisse le plus fort se maintenir ; dans une bataille déséquilibrée, le plus faible ne peut en aucun cas déloger le plus fort, quelle que soit sa force.) Si une attaque extérieure bat toutes les autres attaques sur l'étendue du plus fort et bat donc aussi la défense, cette attaque extérieure avance normalement et déloge la défense.

(L'unité la plus faible d'un tête-à-tête dans une bataille déséquilibrée n'a jamais le droit de déloger la plus forte. Cela signifie t-il que l'attaque du plus faible n'a aucun sens ? Non. Car l'attaque du plus faible peut éventuellement obtenir un stand-off face à des attaques extérieures sur le plus fort, lui épargnant ainsi d'être délogé. Cela est vrai même si le plus faible a été délogé par une attaque extérieure. Si par contre le plus faible a été délogé par l'attaque du plus fort, alors effectivement l'attaque du plus faible n'est plus d'aucun intérêt ; elle n'a aucun effet sur l'étendue d'oû le plus fort attaque.)

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17. Résolution des batailles en tête-à-tête équilibrées

es batailles en tête-à-tête équilibrées se déroulement un peu différemment de celles qui sont déséquilibrées. Le principe général est qu'aucune des deux unités tête-à-tête ne peut avancer. (Cela signifie t-il que les deux attaques sont sans effet ? Au contraire. L'une des deux attaques en tête-à-tête, sinon les deux, peut sauver sa cible d'une expulsion (“délogement”) extérieure.)

Divisez la bataille en deux moitiés : une moitié comprenant les attaques contre l'une des étendues en tête-à-tête ; l'autre moitié pour les attaques sur l'autre étendue. Chaque moitié se maintient (hold) sans aucun soutien pour se maintenir.

Un exemple de bataille équilibrée :
AUTRICHE
 A Gal --- Var

RUSSIE
 A Var --- Gal

TURQUIE
 A Rou --- Gal
ANGLETERRE
 A Liv --- Var


ALLEMAGNE
 A Pru --- Var
 A Sil S A Pru --- Var

 

Une moitié de la bataille est :

RUSSIE
 A Var xxx

AUTRICHE
 A Gal --- Var

ANGLETERRE
 A Liv --- Var

ALLEMAGNE
 A Pru --- Var
 A Sil S A Pru --- Var
L'autre moitié est :

AUTRICHE
 A Gal xxx

RUSSIE
 A Var --- Gal

TURQUIE
 A Rou --- Gal


On résout chaque moitié indépendamment, à une exception près, en suivant les instructions du Point 19. L'exception est : si la plus forte attaque d'une moitié de bataille est l'attaque en tête-à-tête, on annule l'attaque en tête-à-tête ; le défenseur est sauf. Le principe étant qu'aucune des unités qui s'opposent dans un tête-à-tête équilibré ne peut déloger l'autre.

Dans l'exemple, l'attaque autrichienne n'est pas assez forte pour empêcher l'attaque allemande de déloger l'armée russe de Varsovie. L'allemand avance à Varsovie ; personne d'autre ne bouge.

***

Dans l'exemple de bataille en tête-à-tête donné au Point 15, dans la moitié de bataille sur la Mer Égée, l'attaque en tête-à-tête de l'Autriche bat l'attaque extérieure de Constantinople à 3 contre 1, donc bat la défense de mer Égée à 2 contre 1 (et non 3 contre 1 puisque si le soutien turc compte contre l'attaque extérieure turque de Constantinople, il ne compte pas contre la défense turque de mer Égée). Comme la bataille est équilibrée, l'Autriche ne peut pas avancer et la Turquie n'est pas délogée. L'Autriche n'aurait eu une chance d'avancer que si la bataille avait été déséquilibrée en faveur de l'Autriche.

En ce qui concerne la moitié de bataille pour la Mer Ionienne, l'attaque turque en tête-à-tête et l'attaque extérieure italienne s'annulent sur un stand-off à 4 contre 4, laissant indemne le défenseur autrichien. (Il est intéressant de noter que si la flotte italienne de Tunis avait dirigé sa propre attaque sur la Mer Ionienne -au lieu de soutenir l'attaque italienne principale-, alors l'attaque en tête-à-tête turque aurait battu les deux attaques extérieures italiennes à 4 contre 3 et 4 contre 1, mais aurait néanmoins échoué à battre la défense autrichienne de Mer Ionienne à 1 contre 1. Non que cela aurait eu une importance : la bataille étant équilibrée, la Turquie n'aurait de toutes façons pas été autorisée à avancer. Si cependant les flottes autrichiennes d'Albanie et de Grèce avaient simplement maintenu -si seule la flotte autrichienne d'Adriatique avait soutenu l'attaque turque contre la paire d'attaques italiennes-, alors la bataille en tête-à-tête aurait été équilibrée à 2 contre 2, mais l'attaque extérieure italienne de Naples aurait battu les attaques turque et italienne à 3 contre 2 et 3 contre 1, et aurait ainsi vaincu la défense autrichienne de Mer Ionienne à 3 contre 1. La flotte italienne de Naples aurait alors avancé, délogeant du coup la défense autrichienne.)

Un second exemple pourra aider plus encore à illustrer les batailles en tête-à-tête :

ALLEMAGNE
 F Dan --- Nrd
 F Hel S F Dan --- Nrd

FRANCE
 F Bel --- Nrd
 F Hol S F Bel --- Nrd
 F Man S F Bel --- Nrd
ANGLETERRE
 F Nrd --- Dan
 F Ska S F Nrd --- Dan

RUSSIE
 A Liv --- Dan
 F Bal C A Liv --- Dan
 A Suè S A Liv --- Dan


La bataille en tête-à-tête (Nrd-Dan) est équilibrée à deux contre deux. L'attaque française bat l'attaque allemande à 3 contre 2 et avance donc en Mer du Nord à 3 contre 1 contre la défense anglaise. L'attaque russe, en elle-même, battrait la défense allemande à 2 contre 1, et avancerait ainsi au Danemark, sauf que l'attaque de la flotte anglaise délogée compte encore ; c'est donc un stand-off à 2 contre 2 pour l'attaque russe, ce qui permet à la flotte allemande du Danemark de ne pas être délogée.

(Il est intéressant de noter que, si la flotte française de Manche avait soutenu le mouvement allemand du Danemark à la Mer du Nord, la bataille se serait déroulée autrement. Le tête-à-tête aurait été déséquilibré à 3 contre 2 en faveur de l'Allemagne. L'attaque allemande en Mer du Nord aurait battu l'attaque française à 3 contre 2, aurait donc avancé et délogé la flotte anglaise à 3 contre 1. Plus encore, l'avance allemande aurait annulé l'attaque anglaise sur le Danemark, laissant ce dernier grand ouvert pour le convoi russe.)

Ceci conclut ce qui concerne les batailles en tête-à-tête.

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18. Liste des cibles d'attaques

(Un exemple minutieux illustrant les Points 18 à 20 est fourni à la fin du Point 20.)

aites une liste de toutes les étendues sous le coup d'une attaque. Ne considérez que les attaques qui ne sont pas encore résolues ; c'est-à-dire, ignorez les ordres de mouvements qui ont déjà donné lieu à une avance ou qui ont été déjà annulés. La liste concerne les étendues visées, qu'elles soient vides ou occupées, qu'elles soient les cibles d'une ou plusieurs attaques. Cependant, rayez de la liste, du moins pour le moment, toute étendue oû se trouve une unité qui essaie d'en sortir (le Point 20 s'occupera éventuellement de l'étendue occupée, mais nous devons donner à l'unité occupante une chance légitime de quitter l'endroit oû elle se trouve avant de procéder aux attaques dirigées contre elle).

Un exemple :
ITALIE
 A Rom --- Ven
 A Ven --- Tri
 F Nap --- Ion

AUTRICHE
 A Vie --- Tri
 A Bud S A Vie --- Tri
 F Tri --- Alb
RUSSIE
 A Nge xxx

ANGLETERRE
 F Nrd --- Nge

ALLEMAGNE
 F Hel --- Nrd
 F Dan S F Hel --- Nrd


Il y a six étendues visées : Venise, Trieste, la Mer Ionienne, l'Albanie, la Norvège et la Mer du Nord. Trois d'entre elles - Venise, Trieste et la Mer du Nord - contiennent cependant des unités avec des ordres de mouvement non résolus, aussi nous rayons ces trois étendues de la liste pour ne laisser que la Mer Ionienne, l'Albanie et la Norvège. Cela signifie t-il que les attaques contre Venise, Trieste et la Mer du Nord ne seront jamais résolues ? Non ; elles le seront éventuellement -au Point 20- mais nous ne pouvons pas les résoudre correctement avant de savoir si Venise, Trieste et la Mer du Nord seront vides ou occupées.

Le Point 19 va résoudre les attaques contre les trois étendues de la liste : la Mer Ionienne, l'Albanie et la Norvège. Ensuite, le Point 20 nous renverra aux Points 18 et 19 à nouveau pour mettre sur la liste Trieste et la Mer du Nord, et résoudre les attaques sur ces étendues-là. à nouveau encore, le Point 20 nous renverra aux Points 18 et 19 pour mettre Venise sur la liste et résoudre l'attaque qui est lancée contre elle. La boucle 18-19-20 sera donc parcourue trois fois pour un arbitrage définitif. Ceci est la bonne marche des choses afin de s'assurer que chaque attaque aura une résolution convenable.

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19. Combats ordinaires

our chaque étendue de la liste :

Identifiez la plus forte attaque sur l'étendue visée -c'est-à-dire l'attaque avec le plus de soutien pour faire mouvement. (S'il n'y a qu'une seule attaque, alors elle est bien entendu la plus forte.)

Annulez toute attaque sur l'étendue visée autre que l'attaque la plus forte.

Si il y a un match nul entre deux ou plus de deux attaques pour déterminer laquelle est la plus forte, alors il n'y a pas de plus forte attaque et on annule toutes les attaques, les fortes et les faibles. Si l'étendue visée est occupée, alors l'unité occupante se maintient (hold). Si l'étendue visée est vide, alors elle le reste et on prend note qu'elle fut le lieu d'un stand-off (au moment des retraites, nous devrons nous en rappeler).

Si un compatriote du plus fort attaquant -c'est-à-dire une unité qui a la même nationalité que l'attaquant- occupe l'étendue visée, alors on annule aussi cette plus forte attaque. Aucun attaquant ne peut déloger un compatriote.

Si l'étendue visée est vide, le plus fort attaquant (à condition qu'il en ait un) y avance.

Si une unité étrangère au plus fort attaquant occupe l'étendue visée, alors demandez-vous : l'attaquant est-il plus fort que la défense ? C'est-à-dire, l'attaquant a t-il plus de soutiens pour avancer que le défenseur n'en a pour se maintenir ? Si l'attaque est plus forte que la défense, alors, à une exception près (nous allons en discuter dans un moment), l'attaquant avance et le défenseur est délogé. Si par contre, l'attaque égale la défense ou lui est inférieure, alors la défense se maintient ; elle annule l'attaque.

L'exception est : si un ou des soutiens de l'attaquant sont des compatriotes du défenseur, ils ne comptent pas contre la défense ; ils ne comptent avec l'attaquant que pour décider si c'est bien lui qui lance la plus forte attaque. Aucun soutien ne peut directement aider à déloger un compatriote. (L'inverse ne s'applique pourtant pas : un soutien en défense reste valable indépendamment du pays).

Une unité délogée ne peut jamais fournir un soutien ; par conséquent s'il arrive qu'un défenseur délogé donne son soutien à qui que ce soit, on annule ce soutien.

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20. Retour au point 18 en cas de batailles non résolues

i un quelconque mouvement n'est toujours pas résolu, alors il faut retourner au Point 18 pour reprendre les Points 18 et 19. On utilise la boucle 18-19-20 autant de fois qu'il le faut pour résoudre tous les mouvements. Notez que, puisque le Point 14 a résolu ou cassé les anneaux d'attaque, puisque les Points 15, 16 et 17 ont résolu toutes les tête-à-tête, alors la boucle 18-19-20 est assurée de résoudre tous les mouvements restants en un nombre fini d'opérations.

***

Un exemple minutieux illustrant cette boucle peut être utile. Placez les unités sur la carte selon ce qui suit :
TURQUIE
 F Tun xxx

AUTRICHE
 F MOc --- Tun
 A NAf S F MOc --- Tun
 F Ion S F turque Tun xxx

ITALIE
 F MTy --- MOc
 A Mar S F française Gas --- Esp

FRANCE
 F Esp (cs) --- MOc
 F AtM S F Esp (cs) --- MOc
 F GLi S F italienne MTy --- MOc
 F Gas --- Esp (cn)
ALLEMAGNE
 F Bot S A anglaise Fin --- StP
 A Pru --- Var
 A Sil S A Pru --- Var
 A Ber --- Pru

RUSSIE
 A Var xxx
 F StP (cs) --- Bot
 F Bar S A anglaise Fin --- StP
 A Liv --- StP
 A Mos S A Liv --- StP

ANGLETERRE
 A Fin --- StP
 F Ska --- Suè


Dans l'exemple, avant même d'atteindre le Point 18, la flotte russe de St-Petersbourg a essayé de couper le soutien de la flotte allemande de Botnie au Point 4, mais le soutien reste intact puisque l'attaque provient justement de St-Petersbourg.

Nous commençons ce Point 18 par faire la liste des étendues visées : Suède, Varsovie, Prusse, Tunis, Méditerranée Occidentale, Espagne, Golfe de Botnie et St-Petersbourg. Puisque Prusse, Méditerranée Occidentale, Espagne et St-Petersbourg contiennent chacune une unité avec un ordre non résolu de mouvement, nous les rayons pour l'instant de la liste et ne conservons que Suède, Varsovie, Tunis et Golfe de Botnie. Nous procédons maintenant, au Point 19, à la résolution des attaques contre les quatre étendues de la liste.

Suède : L'attaque anglaise est la plus forte (c'est la seule). La Suède étant vide, l'attaquant y avance.

Varsovie : L'attaque allemande est la plus forte (c'est la seule). Elle bat la défense russe à 2 contre 1. L'attaquant avance à Varsovie et la défense est délogée.

Tunis : L'attaque autrichienne est la plus forte (c'est la seule). Elle échoue à 2 contre 2 face à la défense turque. Le défenseur turc se maintient (hold). L'attaquant autrichien est laissé sans aucun soutien pour se défendre en Méditerranée Occidentale.

Golfe de Botnie : L'attaque russe est la plus forte (c'est la seule). Elle échoue à 1 contre 1 face à la défense allemande. L'attaquant est laissé sans soutien pour se défendre à St-Petersbourg (cs).

La liste a été épuisée et on se rend au Point 20. Ce dernier nous renvoie au Point 18, puisque des attaques restent non résolues.

On reprend comme précédemment en dressant une liste des étendues visées : Prusse, Méditerranée Occidentale, Espagne et St-Petersbourg. Puisque l'Espagne contient une unité avec un ordre non résolu de mouvement, nous la rayons pour l'instant de la liste et ne conservons que Prusse, Méditerranée Occidentale et St-Petersbourg. Nous procédons maintenant, au Point 19, à la résolution des attaques contre les trois étendues de la liste.

Prusse : L'attaque allemande est la plus forte (c'est la seule). La Prusse étant vide, l'attaquant y avance.

Méditerranée Occidentale : La flotte autrichienne qui a échoué dans son mouvement essaie maintenant de se maintenir sans soutien. Il y a deux attaques contre cette étendue qui aboutissent à un match nul à 2 contre 2 lorsqu'on veut déterminer laquelle est la plus forte. Chacune de ces deux attaques, en elle-même, aurait délogé la flotte autrichienne à 2 contre 1, mais ici, puisqu'aucune n'est la plus forte, on les annule toutes les deux. La flotte autrichienne se maintient sans avoir à se défendre. (Il est intéressant de noter cependant que, si le défenseur autrichien avait essayé de donner un soutien plutôt que de se déplacer alors ce soutien n'aurait pas survécu au Point 4. L'une ou les deux attaques l'auraient coupé.)

St-Petersbourg : L'attaque anglaise de Finlande bat l'attaque russe de Livonie à 3 contre 2, on annule donc l'attaque russe, et on garde l'attaque anglaise comme étant la plus forte. Le soutien de la flotte russe de Barentz à l'attaque anglaise compte bien contre l'attaque russe de Livonie, mais ne compte pas contre la défense russe de St-Petersbourg. De toutes façons, avec l'aide du soutien allemand, l'attaque anglaise est un succès et avance sur la défense à 2 contre 1. (Il est intéressant de noter qu'avec une unité supplémentaire - F russe Bal S F StP (cs) - Bot - la flotte russe de St-Petersbourg aurait avancé en Botnie, délogeant la flotte allemande et coupant le soutien allemand. Alors l'attaque anglaise sur St-Petersbourg aurait simplement obtenu un stand-off à 2 contre 2 face à l'attaque russe sur St-Petersbourg, et St-Petersbourg serait restée vide avec un stand-off.)

La liste étant à présent parcourue, nous passons au Point 20 oû l'on constate que l'attaque sur l'Espagne n'est pas encore résolue. Nous reprenons donc la boucle au Point 18.

Nous commençons ce Point 18 en établissant la liste des étendues visées : seule l'Espagne y figure. Nous passons alors au Point 19 pour résoudre ce cas.

Espagne : La flotte française ayant échoué à se déplacer, elle doit à présent tenter de se maintenir sans soutien. L'attaque de Gascogne est la plus forte (la seule en fait). La flotte de Gascogne avancerait à 2 contre 1, mais le défenseur en Espagne est un compatriote. L'attaque est donc annulée, quelle que soit sa force. (Il est intéressant de noter que si l'armée de Marseille avait été française plutôt qu'italienne et la flotte de Gascogne italienne plutôt que française alors l'attaque aurait aussi échoué mais pour une autre raison. La raison : le soutien français n'aurait pas compté contre la défense française en Espagne, et l'attaque italienne aurait échoué à 1 contre 1. Bien sûr, si les deux flottes de Marseille et Gascogne avaient été italiennes, alors l'attaque aurait avancé à 2 contre 1 et délogé la défense française.)

Maintenant, toutes les attaques sont résolues et c'est la fin de la procédure.

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IX. L'Ordre de Soutien
 
omme on l'a vu au Chapitre VII, il y a deux types de soutiens : le soutien pour se maintenir (hold) et le soutien pour se déplacer. Un ordre de soutien ne peut pas être des deux types à la fois ; il doit faire l'un ou bien l'autre.

Une unité qui accorde un soutien, qu'il vise à maintenir ou à se déplacer, doit avoir la possibilité (théorique) de se déplacer sans convoi vers l'étendue visée par le soutien si aucune autre unité ne l'en empêchait ; sinon, le soutien est illégal. (Les côtes n'ont pas d'importance mais seulement les étendues. Selon ce principe, bien qu'une flotte en Espagne (cs) ne peut pas soutenir une flotte en Gascogne qui se maintient ; une flotte en Gascogne peut soutenir une flotte en Espagne (cs) pour un maintien, ou bien même soutenir une flotte au Portugal pour un déplacement vers l'Espagne (cs).) Dans un soutien de mouvement, l'étendue visée est celle dans laquelle se rend celui qui se déplace, et non celle d'oû il vient ; ainsi, une armée à Moscou pourrait soutenir une armée qui se maintient à Varsovie ou une armée qui se rend de Galicie à Varsovie ; elle ne pourrait pas par contre soutenir une armée qui se rend de Varsovie en Galicie.

Un ordre de soutien en maintien (hold) ne mentionne que l'unité qui soutient et l'unité soutenue ; il ne dit pas ce que fait spécifiquement l'unité soutenue. Un soutien en maintien peut en effet accorder le soutien à une unité qui soit qui se maintient, soit qui soutient, soit qui convoie, du moment qu'elle n'essaie pas de se déplacer. Par exemple, ce qui suit suffit à assurer un soutien à la flotte de Mer du Nord contre une attaque, que cette flotte de Mer du Nord se maintienne, soutienne ou convoie : F Edi S F Nrd xxx.

Un ordre de soutien de mouvement mentionne l'unité qui soutient, l'unité soutenue et l'étendue visée par le mouvement. Il ne mentionne pas le fait que le déplacement est direct ou par convoi, ni non plus la côte désirée. Par exemple, ce qui suit suffit à assurer un soutien pour un mouvement direct ou par convoi : F Gas S A Mar --- Esp. Et ce qui suit suffit à assurer un soutien à une flotte qui se déplace vers une quelconque côte : F Gas S F Por --- Esp. Si un ordre de soutien mentionne des informations sur des convois ou des côtes, cela n'est qu'une information dont l'arbitre ne tient pas compte.

Un soutien accordé à un mouvement illégal ne peut pas être légal ; ainsi A Ukr S A Par --- Mos n'est pas légal.

On peut accorder un soutien à une unité étrangère. Exemples : F russe Edi S F française Nrd xxx ; F anglaise Gas S A italienne Mar --- Esp.

Aucune unité ne peut se soutenir elle-même, ni pour un maintien ni pour un mouvement. De même, aucune unité ne peut soutenir une attaque contre elle-même (A Mun ne peut pas soutenir A Sil --- Mun).

Un soutien ne peut pas intervenir au moment des retraites, seulement au moment des mouvements.
 
 
X. Couper un Soutien
 
e guide a beaucoup à dire sur les soutiens coupés, mais cela a déjà été fait au Chapitre VII. La seule remarque supplémentaire sera qu'on ne peut pas couper des soutiens au moment des retraites puisqu'il n'y a pas de soutiens à ce moment-là.
 
 
XI. Retraites
 
ne unité délogée ne peut pas faire retraite dans une étendue occupée, ni non plus dans une étendue vide qui fut le lieu d'un stand-off dans le même tour. Une unité délogée par une attaque directe -non convoyée- ne peut pas faire retraite dans l'étendue d'oû provient l'attaquant. Si aucune étendue pour la retraite n'est possible, alors l'unité délogée est éliminée ; le pion est retiré du jeu à la fin des mouvements, avant même que les joueurs n'écrivent leurs retraites.

Un joueur peut décider d'éliminer une unité, en la retirant de la carte, plutôt que de la faire retraiter. Si deux unités ou plus ont pour ordre de retraiter dans la même étendue, alors elles sont éliminées. Les retraites ne peuvent jamais être convoyées ou soutenues.

Exemples d'ordres de retraite : A Gal retraite Sil ; F AtM retraite Esp (cs)  ; A Rom éliminée.
 
 
XII. L'Ordre de Convoi
 

e livret de règles explique le concept de base du convoi ; ce chapitre suppose que ce concept vous est familier.

Un ordre de mouvement par convoi mentionne l'armée en mouvement et l'étendue visée, mais ne mentionne aucune côte ; exemple : A Nap --- Esp. Normalement, il n'est pas besoin de préciser que le mouvement se fait par convoi ; toutefois, si l'étendue visée est adjacente, alors il faut le préciser, sinon c'est un mouvement direct qui est présumé. Ainsi, si l'armée de Roumanie veut se rendre à Sébastopol par convoi, elle doit le dire : A Rou --- Seb par convoi.

Un ordre de convoyage mentionne la flotte qui convoie, l'armée convoyée et la province visée par l'armée, mais ne mentionne pas de côtes ; exemple : F GLi C A Nap --- Esp.

On ne peut ordonner légalement ni à une armée de se déplacer par convoi ni à une flotte de convoyer si il n'existe aucune chaîne de convoyage complète possible pour amener l'armée à destination ; ainsi, si Skaggerack est vacant, on ne peut pas ordonner légalement à une armée de Suède d'aller au Yorkshire ni à une flotte en Mer du Nord de participer à un tel convoi. On ne peut pas ordonner légalement à une flotte de convoyer si ladite flotte ne peut pas prendre part au convoi ; ainsi, si la Méditerranée Occidentale est vacante, on ne peut pas légalement ordonner à une flotte en Atlantique Moyen de convoyer une armée de Naples en Espagne. Aucune chaîne de convois ne peut passer deux fois par la même étendue ; par conséquent, on ne peut pas ordonner légalement à une flotte de Mer d'Irlande de convoyer une armée de Naples en Espagne. On ne peut pas légalement ordonner à une armée de se déplacer dans l'étendue qu'elle occupe déjà, que ce soit directement ou par convoi.

Seules des flottes occupant des étendues d'eau peuvent convoyer. Une flotte occupant une étendue terrestre ne peut pas convoyer, même si la province est le Danemark, Kiel ou Constantinople.

Une flotte peut bien sûr convoyer une armée étrangère ; exemple : F allemande Man C A anglaise Lon --- Pic. Et deux flottes ou plus n'ont pas besoin d'être des compatriotes pour former ensemble une chaîne de convois ; exemple : F autrichienne MTy C A italienne Nap --- Esp ; F italienne GLi C A Nap --- Esp.

Il n'y a pas de convois ni de mouvements par convois lors de la phase des retraites mais seulement lors des mouvements

 
 
XIII. Gagner et Perdre des unités
 
la fin de l'automne, après les mouvements et les retraites, chaque unité qui occupe un arsenal que son pays ne contrôlait pas déjà, capture cet arsenal pour le compte de son pays. Ledit pays continue alors à contrôler l'arsenal jusqu'à ce qu'un autre pays capture l'arsenal à la fin d'un automne, même si l'arsenal est laissé vide entre temps, et même si une unité d'un autre pays se trouve sur l'arsenal à la fin du printemps.

Pour terminer l'année après les captures d'arsenaux, les joueurs ajustent leurs troupes. Un joueur qui a moins d'arsenaux que d'unités doit ôter les unités en excès. Un joueur qui a plus d'arsenaux que d'unités peut introduire de nouvelles unités pour combler la différence. Un joueur qui a autant d'arsenaux que d'unités n'a rien à ajuster.

Un joueur tenu d'ôter des unités choisit librement celles qu'il élimine, mais doit en retirer le nombre exact requis, ni plus ni moins.

Quand un joueur tenu d'ôter des unités n'ordonne pas suffisamment d'élimination, l'arbitre ôte les unités restantes afin d'atteindre le nombre requis. Il ôte d'abord les unités les plus éloignées des arsenaux de départ. Pour mesurer cette distance avec une armée, on compte le nombre minimum d'étendues à franchir pour atteindre un arsenal de départ, en faisant comme si l'armée était seule sur la carte et pouvait franchir indifféremment les étendues terrestres ou maritimes (Suisse non comprise) ; par exemple, une armée russe à Constantinople est à deux étendues d'un arsenal de départ. Pour mesurer cette distance avec une flotte, on compte le nombre minimum d'étendues maritimes ou côtières nécessaire à la flotte pour gagner un arsenal départ, en faisant comme si la flotte était la seule sur la carte et se déplaçait légalement ; par exemple, une flotte russe en Bulgarie (cs) est à trois étendues d'un arsenal de départ. On ne s'occupe pas de savoir si les arsenaux de départ sont contrôlés ou non par une puissance étrangère ; dans les exemples, les calculs sont identiques si la Turquie contrôle Sébastopol.

Quand une armée et une flotte sont à égales distance d'un arsenal de départ, la flotte est dissoute avant l'armée. Si deux unités de même nature sont à égale distance, l'arbitre ôte celle qui arrive le plus tôt dans l'ordre alphabétique anglais, soit : Adriatic Sea, Aegean Sea, Albania, Ankara, Apulia, Armenia, Baltic Sea, Barents Sea, Belgium, Berlin, Black Sea, Bohemia, Gulf of Bothnia, Brest, Budapest, Bulgaria, Burgundy, Clyde, Constantinople, Denmark, Eastern Mediterranean, Edinburgh, English Channel, Finland, Galicia, Gascony, Greece, Helgoland Bight, Holland, Ionian Sea, Irish Sea, Kiel, Liverpool, Livonia, London, Gulf of Lyon, Marseilles, Mid-Atlantic Ocean, Moscow, Munich, Naples, North Africa, North Atlantic Ocean, North Sea, Norway, Norwegian Sea, Paris, Picardy, Piedmont, Portugal, Prussia, Rome, Ruhr, Rumania, St. Petersburg, Serbia, Sevastopol, Silesia, Skagerrak, Smyrna, Spain, Sweden, Syria, Trieste, Tunis, Tuscany, Tyrolia, Tyrrhenian Sea, Ukraine, Venice, Vienna, Wales, Warsaw, Western Mediterranean, Yorkshire.

Observons maintenant le cas des joueurs qui ajoutent des unités :

Un tel joueur peut choisir, au contraire de celui qui doit retirer des unités, s'il le souhaite, d'introduire moins d'unités qu'il n'en a le droit ; il peut même n'en introduire aucune. Il ne peut pas introduire de nouvelles unités n'importe oû, mais uniquement dans ses propres arsenaux de départ qui sont à la fois vacants et sous son contrôle. Le joueur ne peut pas bien sûr construire deux unités dans le même arsenal au même moment -ni même sur les deux côtes opposées de St-Petersbourg.

Une nouvelle unité qui est construite à l'intérieur des terres ne peut être qu'une armée, et non une flotte. Dans un arsenal côtier, ce peut être une armée ou une flotte, au choix du joueur. À St-Petersbourg, une nouvelle unité peut être une armée, une flotte sur la côte sud ou bien une flotte sur la côte nord, au choix du joueur russe

Exemples d'ordres d'ajustement : Turquie dissout A Alb ; Russie construit F StP (cn).
 
 
XIV. Divers
 
e jeu standard de Diplomacy est joué par sept joueurs, ni plus ni moins.
 

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