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Diplomacy, la France bénéficie d'une
manière unique de deux centres virtuellement incontestables pour une
expansion précoce (Espagne & Portugal), de frontières raisonnablement
défendables, et la possibilité de construire et de basculer des flottes
de l'Atlantique vers la Méditerranée et vice-versa.
En conséquence, à Diplomacy, la France
recueille la préférence des joueurs après la Russie qui possède
un centre national supplémentaire et un accès continental plus facile.
D'une façon générale, le joueur français
sera d'abord confronté à ses voisins du nord, l'Allemagne et l'Angleterre,
s'alliant habituellement avec l'un contre l'autre. On doit persuader
l'Italie de tourner ses regards vers l'Orient au début de la partie.
Le choix entre l'Angleterre et l'Allemagne comme puissance alliée
n'est pas simple. Cela dépend des circonstances.
Un allié anglais contre l'allemand
est susceptible de faire avancer la situation plus rapidement et
d'être plus profitable au départ. De plus, une percée précoce des
armées françaises à l'est peut être crucial afin d'obtenir un avantage
gagnant définitif. Sur le plan négatif, l'Angleterre presque toujours
finira avec un grand nombre de flottes, flottes qui n'auront nulle
part où aller sauf vers le sud quand la Scandinavie et l'Allemagne
auront été prises. Ainsi, en cas d'alliance initiale avec l'Angleterre,
comptez cependant la combattre tôt ou tard. Une des meilleures attaques
consiste en une flotte en ATN suivi d'un convoi en Clyde (ou Liverpool)
tandis que la Grande Bretagne est relativement peu défendue.
Un allié allemand contre l'Angleterre
peut gommer certains des problèmes de milieu de partie, décrits
ci-dessus. La France, basculant ses flottes en Méditerranée contre
l'Italie à la première occasion ; et l'Allemagne, déplaçant
ses armées en Autriche et en Russie, peut se développer en milieu
de partie d'une manière très complémentaire pour quelques temps.
De plus, si la France laisse une flotte ou deux au Nord, un certain
avantage peut être maintenu pour la bataille décisive qui doit être
livrée. Sur le plan négatif, l'Angleterre n'est pas une prise très
riche pour commencer et des unités doivent généralement être déroutées
pour attaquer d'autres objectifs d'opportunité.
Pour les ordres initiaux, un jeu d'ordres
très classique est F Bre-Atm, A Par-Bou, A Mar S A Par-Bou
(ou A Mar-Esp). Les passages obligés d'une possible attaque
sont la Manche (par l'Angleterre), la Bourgogne (par l'Allemagne)
et le Piémont (par l'Italie). Cette ouverture offre des choix pour
contrer une ou la totalité de ces attaques et récolter cependant
une construction (grâce à l'Espagne). Dans des circonstances moins
radicales, il doit être possible de prendre à la fois l'Espagne
et le Portugal, dans des conditions favorables, une tentative en
Belgique (ou à Munich) peut également être envisagée.
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