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Plus vous avancez, meilleur c'est. Mais maintenant,
l'aspect psychologique atteint son paroxysme. Il y a désormais
une flotte en Atlantique et probablement une armée française
en Picardie, Bourgogne ou même occasionnellement, les deux.
Les armées allemandes peuvent être en Ruhr et à
Kiel, mais surtout, il est souhaitable que leur flotte ne se trouve
pas en Hollande.
Considérons maintenant les options qui se
dégagent:
1. Eng c Wal-Bre; Nth-Nor.
Pour l'Angleterre, l'idéal serait
que le convoi réussisse, mais il suffit que la France protège
Brest pour qu'il en résulte un désastre complet. Votre
attaque échoue et la France pourra construire une nouvelle
flotte bretonne. Quoi que les experts puissent en dire, il s'agit
d'un coup de poker au résultat très aléatoire.
Bonne chance!
2. Eng c Wal-Pic; Nth-Nor
Une stratégie un peu plus sûre dans
la mesure où elle semble réussir plus souvent en fonction
de la présence ou non d'une armée française
en Picardie. En outre la probabilité de voir la Belgique
sous protectorat français est à envisager. En contrepartie,
vous disposez d'un pied sur le continent et vous pouvez désormais
disposer utilement de votre armée. Voilà qui est tout
de même mieux que de rester à contempler le décor
au pays. Bien sûr, si ce coup peut être accompagné
d'une invasion allemande en Bourgogne, cela est encore meilleur.
Même si la France s'empare perfidement de la Belgique, il
est possible de s'occuper de cela grâce à une alliance
avec l'Allemagne.
3. Eng c Wal-Bel; Nth-Nor
Si vous êtes convaincu de l'alliance allemande
et que le Kaiser a ordonné Kie-Den; Ber-Kie, pourquoi ne
pas demander son aide pour votre entrée triomphale en Belgique
assurant ainsi une prochaine poussée en Bourgogne pour sa
troisième unité? Nth-Nor vous assure deux constructions
en cas de succès, néanmoins, ne soyez pas trop gourmand.
La Grande-Bretagne n'a pas besoin de cinq arsenaux fin 1901. Votre
position avancée est bien plus importante que le gain d'une
unité. En revanche, je ne préconise pas d'aider l'entrée
des allemands en Belgique qui assurerait trois constructions allemandes
dont l'une serait inévitablement une menace (F Kiel). Bien
sûr, si la neutralité de la Norvège est une
certitude, vous pouvez décider de remettre à plus
tard la prise de ce territoire et utiliser votre flotte de la mer
du nord pour soutenir vous-même votre attaque sur la Belgique.
4. Eng-Mao; Nth-Nor; Wal h.
C'est certainement à terme, la stratégie
la plus tortueuse. Si la France protège Brest, ce sera un
succès déterminant, sous réserve que vous vous
empariez de la Norvège. La construction d'une flotte à
Londres, accompagnée de son entrée en Manche lors
de la prochaine saison grâce à un soutien Atlantique
est assurée. Voilà qui place la Grande-Bretagne dans
une très forte position. En outre, en automne 1902, la Flotte
Atlantique pourra tenter des raids spéculatifs sur les territoires
ibériques ou encore supporter une attaque sur Brest. Vous
pouvez également vous permettre d'ordonner un retour de la
flotte Norvégienne en Mer du Nord afin de décourager
une éventuelle trahison allemande. Si l'Allemagne se joint
à votre attaque, l'avenir de la France est scellé.
D'un autre côté, si la France décide
d'annexer le Portugal ou l'Espagne en ignorant la menace sur Brest,
elle aura la possibilité de construire une seconde unité
navale et votre stratégie tombe à l'eau. Votre flotte
devient dangereusement isolée et sans un appui allemand,
la poursuite de l'attaque devient difficile.
Alors, laquelle de ces quatre alternatives est la
meilleure? Ne me le demandez pas, je ne suis pas en mesure de vous
répondre. Faites un état des lieux après les
mouvements de printemps 1901. Prenez en considération l'attitude
du Kaiser et dans quelle mesure ce dernier semble disposé
à vous aider. Essayez de percer à jour la personnalité
du dirigeant français (est-il de nature prudente, prend-il
volontiers des risques). Si votre instinct vous trompe, vous serez
perçu comme un fou, dans le cas contraire, vous serez considéré
comme un génie... Mais je crois qu'il vaut mieux encore tenter
de deviner de manière réfléchie les mouvements
adverses dans une attaque contre la France que de s'engouffrer aux
confins de la Mer de Barents ou n'importe où ailleurs.
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